GRE · Épreuve · Écriture analytique, toujours en premier

L’Analytical Writing du GRE.
La tâche, la méthode, un sujet d’exemple.

Une seule tâche, trente minutes, une note de 0 à 6 par demi-point : défendre par écrit sa position sur une question d’intérêt général, sans correcteur d’orthographe. Ce qu’ETS dit évaluer, les six consignes possibles, un sujet d’exemple avec son plan, la méthode.

Fiche · 7 min de lecture · 6 sources ETS · vérifiées le 27 septembre 2026 · en accès libre, sans compte

Que mesure l’Analytical Writing du GRE ?

D’après ETS, la pensée critique et l’écriture analytique : votre capacité à formuler des idées complexes et à les étayer, à construire une argumentation, à tenir une discussion ciblée et cohérente. Aucune connaissance particulière n’y est évaluée. Analytical Writing  (nouvel onglet)

La tâche vérifie que vous savez réfléchir de façon critique à un sujet d’intérêt général et le dire clairement par écrit : défendre votre propre position de façon convaincante, devant un public universitaire — les correcteurs du GRE, formés à appliquer les critères de son guide de notation. Analyze an Issue  (nouvel onglet)

Sur le relevé, l’écriture analytique est notée de 0 à 6, par demi-point ; les deux épreuves de raisonnement, de 130 à 170. Recevoir et envoyer ses scores  (nouvel onglet)

Dans le score

Une seule note est reportée pour l’écriture analytique. L’essai est évalué sur une échelle holistique en six points — d’après sa qualité d’ensemble, au regard de la tâche — et reçoit notamment une note d’e-rater, un programme développé par ETS qui repère les traits d’un texte liés à la maîtrise de l’écrit. Comprendre son score  (nouvel onglet)

Le calcul du score, dans le guide du GRE 

Comment se présente la tâche ?

Une seule tâche, « Analyze an Issue », en trente minutes : le sujet énonce une opinion sur une question, une consigne dit comment y répondre. À vous d’évaluer la question, d’en peser la complexité et de construire une argumentation, raisons et exemples à l’appui — dans un traitement de texte simple, sans correcteur d’orthographe ni de grammaire. Analytical Writing  (nouvel onglet)

La tâche, du sujet à la note
  1. Le sujetune affirmation, discutable sous plusieurs angles
  2. La consignel’une des six qu’ETS publie
  3. L’essaivotre position, raisons et exemples à l’appui
  4. La notede 0 à 6, sur la qualité d’ensemble

Chaque sujet est suivi de l’une des six consignes qu’ETS publie. Elles se ressemblent, mais ne demandent pas la même chose ; or, insiste ETS, l’essai doit traiter la question centrale selon la consigne précise. Analyze an Issue  (nouvel onglet)

  • L’exemple de la page

    Une affirmation

    Dire dans quelle mesure vous êtes d’accord, en envisageant les cas où elle vaut et ceux où elle ne vaut pas.

  • Type 2

    Une recommandation

    Dire dans quelle mesure vous l’approuvez, en décrivant des situations où l’adopter serait avantageux, ou ne le serait pas.

  • Type 3

    Une affirmation et ses objections

    Prendre position, en répondant aux raisons et aux exemples les plus forts qu’on pourrait vous opposer.

  • Type 4

    Deux points de vue

    Dire lequel est le plus proche du vôtre, en traitant l’un et l’autre.

  • Type 5

    Une affirmation et sa raison

    Dire dans quelle mesure vous êtes d’accord avec l’affirmation, et avec la raison qui la fonde.

  • Type 6

    Une politique

    Donner votre avis sur la mesure proposée, en envisageant les conséquences de sa mise en œuvre.

L’épreuve ouvre toujours le test ; les quatre sections de raisonnement suivent, dans un ordre variable. Structure de l’épreuve  (nouvel onglet)

Un sujet d’exemple, avec un plan possible

Un sujet écrit par Upsilar au format d’ETS, avec une consigne du type « Une affirmation ». Esquissez votre plan, puis comparez : celui qui suit applique la méthode présentée juste après.

Analytical Writing · Analyze an IssueÉcrit par Upsilar

Most work suffers more from being rushed than from being delayed.

Write a response in which you state how far you agree or disagree with the statement and give your reasons. Support your position by examining cases in which the statement holds and cases in which it does not, and explain how those cases affect your view.

Un plan possible, pas à pas

  1. Lire la consigne autant que l’affirmation. Elle demande jusqu’où l’on est d’accord, et d’examiner des cas où l’affirmation vaut comme des cas où elle ne vaut pas : un essai tout pour, ou tout contre, ne la suivrait qu’à moitié. Deux mots à cerner : « most », qui admet des exceptions, et « suffers » — qui souffre, le travail ou ceux qui l’attendent ?
  2. Prendre position, puis la nuancer. D’accord, en partie. Bâcler coûte cher là où une erreur se répare mal : un pont, un diagnostic, un jugement. Mais le retard coûte davantage quand le temps fait partie du travail lui-même : un service d’urgences, une alerte météo, un journal un jour de crise. Le critère qui départage : le prix d’une erreur, comparé au prix de l’attente.
  3. Garder quelques minutes pour se relire. Un paragraphe par idée — la hâte, le retard, le critère —, une conclusion qui reprend le critère, puis la relecture : sans correcteur automatique, les fautes évidentes se cherchent à l’œil.

À retenir

Une position nette, nuancée par des cas précis et tranchée par un critère : c’est la consigne qui dit jusqu’où discuter.

Quelle méthode pour l’Analytical Writing ?

Trois temps, tirés des conseils qu’ETS publie pour la tâche « Analyze an Issue ».

  1. Lire la consigne autant que l’affirmation.

    Chaque sujet vient avec l’une des six consignes, et ETS insiste : l’essai doit traiter la question centrale selon cette consigne précise. Repérer ce qu’elle demande — des cas, des objections, deux points de vue, des conséquences — avant de chercher des idées.

  2. Prendre position, puis la nuancer.

    Décider de la position à défendre, puis des raisons et des exemples, réels ou hypothétiques, qui la soutiennent, comme le conseille ETS. Chercher ensuite ce qu’un contradicteur opposerait, et dire où la position cesse de valoir.

  3. Garder quelques minutes pour se relire.

    Autant de paragraphes qu’il en faut, un par ensemble d’idées : ETS n’attend aucune forme imposée. Puis se relire pour les fautes évidentes, puisqu’aucun correcteur automatique ne les signale.

Le piège à éviter

Chercher la bonne position. Il n’y en a pas : pour les correcteurs, écrit ETS, aucune position n’est correcte. Ils évaluent l’habileté avec laquelle vous suivez la consigne et développez votre argumentation, pas l’opinion que vous défendez.

Comment relire un essai avec une grille concrète ?

Cette grille de travail Upsilar complète les critères et conseils d’ETS. Elle ne distribue pas de points et ne transforme pas votre autoévaluation en note officielle. Utilisez-la sur un essai complet, puis choisissez une modification prioritaire plutôt que de tout réécrire sans diagnostic.

Six questions de relecture éditoriale Upsilar
  1. La demandeAi-je traité chaque opération demandée : conditions, objection, deux points de vue, raison ou conséquences ? Soulignez dans le texte l’endroit qui répond à chacune.
  2. La positionMa thèse pourrait-elle être résumée en une phrase qui prend réellement position ? Une nuance doit préciser cette position, pas la faire disparaître.
  3. Le mécanismeAprès chaque exemple, ai-je expliqué pourquoi il soutient l’argument ? Une anecdote ne prouve pas toute seule le lien que j’ai en tête.
  4. L’objectionAi-je retenu une objection sérieuse, puis répondu sans nier le problème ? Une limite ou une condition peut être une réponse plus solide qu’un rejet absolu.
  5. La progressionChaque paragraphe ajoute-t-il une étape ? Si deux paragraphes disent seulement que la mesure est utile, il faut les distinguer ou les réunir.
  6. La langueLes pronoms ont-ils un référent clair, les verbes un sujet et les transitions le bon sens ? Corrigez d’abord ce qui change ou obscurcit le raisonnement.

L’exemple suivant illustre une révision de mécanisme, sur un nouveau sujet original. Il ne remplace pas le sujet initial de la fiche ni l’entraînement à rédiger entièrement dans le temps disponible.

Analyze an Issue · Revision workshopÉcrit par Upsilar

Local museums should keep a public record of changes they make to the descriptions of displayed objects.

Assess this proposal by explaining possible benefits, drawbacks, and the conditions under which you would support it.

Un plan possible, pas à pas

  1. Une première phrase trop générale. “Keeping a record would improve trust because visitors would understand the museum better.” Le bénéfice est annoncé, mais aucun mécanisme ne dit ce que les visiteurs pourraient comprendre.
  2. Une version plus précise. “If a label changes after new evidence alters an object’s estimated age, a public note would show that the museum is correcting its interpretation rather than silently replacing an earlier claim. Visitors could then see why the revision was justified.” L’exemple hypothétique relie une information observable à une interprétation du changement.
  3. Une objection à traiter. Toute correction de ponctuation ne justifie pas un long commentaire. Vous pouvez défendre un registre détaillé des changements de sens et une mention collective des modifications purement éditoriales.
  4. Une limite à expliciter. Un registre peut documenter une décision sans exposer des données sensibles sur un donateur. Cette distinction précise la politique que vous soutenez au lieu d’abandonner toute transparence.

À retenir

À la relecture, cherchez la phrase qui relie l’exemple à la conclusion. Si elle manque, ajoutez ce lien avant d’enrichir le vocabulaire.

Pour prolonger cet exercice, comparez deux versions d’un essai complet : chaque modification y est reliée à une faiblesse précise de l’argumentation. Exemple d’essai GRE annoté : développer un argument et traiter une objection 

Avant la rédaction suivante, reprenez aussi la consigne. Un excellent paragraphe sur une objection ne suffit pas si la demande portait sur la raison fournie avec une affirmation et que vous ne l’avez pas examinée. Analyze an Issue : adapter son plan à la consigne du GRE 

Combien de temps pour l’essai ?

La tâche, en tout

30 min

Une seule tâche, d’après ETS

Trente minutes pour réfléchir au sujet, bâtir un plan et écrire l’essai : ETS conseille de prévoir du temps pour chacun de ces trois moments. Et le chronomètre ne s’arrête pas pendant une pause non programmée. Conseils de passation  (nouvel onglet)

Les fautes

Une faute de frappe, d’orthographe ou de grammaire, de loin en loin, ne change pas la note, précise ETS ; des fautes graves et répétées, si : elles nuisent à l’efficacité de l’essai et la font baisser. D’où les quelques minutes à garder pour se relire. Conseils de passation  (nouvel onglet)

Le calcul du score, dans le guide du GRE 

Questions fréquentes sur l’Analytical Writing

Y a-t-il une bonne position à défendre ?

Non. Les correcteurs ne cherchent pas de « bonne » réponse : pour eux, écrit ETS, aucune position n’est correcte. Ils évaluent la façon dont vous suivez la consigne et dont vous développez votre argumentation.

Un correcteur d’orthographe est-il disponible ?

Non. L’essai se tape dans un traitement de texte simple, développé par ETS : insérer, supprimer, couper-coller, annuler la dernière action. Ni correcteur d’orthographe, ni correcteur grammatical.

Peut-on connaître les sujets à l’avance ?

En un sens, oui : ETS publie l’ensemble des sujets parmi lesquels le vôtre sera tiré, et conseille de s’entraîner sur eux. Tous les essais sont ensuite relus par des analystes, à l’aide d’un logiciel de détection des similitudes, et par des experts.

Les écoles lisent-elles l’essai ?

Elles le peuvent : ETS met les essais des sessions que vous choisissez d’envoyer, avec votre photo, à la disposition des destinataires de vos scores, dans l’ETS Data Manager.

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