Que mesure la section Verbal Reasoning ?
D’après le GMAC, la section mesure la capacité à lire et à comprendre un texte écrit, et à raisonner sur des arguments et à les évaluer. Échelles de score (nouvel onglet)
Ce n’est pas un test d’anglais, insiste le GMAC : la section évalue votre capacité à comprendre, analyser et évaluer une information écrite en anglais — votre raisonnement, pas votre maîtrise de la langue. Verbal Reasoning (nouvel onglet)
Dans le score
Noté de 60 à 90, comme les deux autres sections, d’après trois facteurs : le nombre de questions traitées, la justesse des réponses, la difficulté et d’autres paramètres des questions. Les trois sections pèsent à parts égales dans le score total, de 205 à 805. Échelles de score (nouvel onglet)
Le calcul du score, dans le guide du GMATQuels sont les deux types de questions ?
Vingt-trois questions à cinq propositions, de deux types mêlés tout au long de la section, tels que les décrit le GMAC.
Type 1
Reading Comprehension
Un texte à lire, puis des questions sur ce qu’il dit, ce qu’il laisse entendre, et la manière dont ses idées et ses points de vue s’articulent. Les sujets relèvent le plus souvent des sciences, des sciences sociales et de l’entreprise.
L’exemple de la page
Critical Reasoning
Un argument, puis une question sur sa logique : l’affaiblir ou le renforcer, trouver l’hypothèse sur laquelle il repose, dire le rôle d’une de ses parties, résoudre un paradoxe.
Ce que chacun mesure, d’après le GMAC : pour Critical Reasoning, la capacité à construire un argument, à l’évaluer, à formuler ou évaluer un plan d’action ; pour Reading Comprehension, à comprendre des mots et des énoncés, à saisir les liens logiques entre les points importants, à tirer des inférences et à suivre le développement d’une notion quantitative. Échelles de score (nouvel onglet)
- Un argumentdes faits, et la conclusion qu’on en tire
- Une questionce qu’il faut faire de l’argument : l’affaiblir, le renforcer, trouver son hypothèse…
- Cinq propositionsune seule répond à la question posée
Vous traitez les trois sections dans l’ordre de votre choix ; dans chacune, vous pouvez marquer autant de questions que vous le voulez pour y revenir, et modifier jusqu’à trois réponses. Présentation de l’examen (nouvel onglet)
Un exemple de Critical Reasoning, corrigé
Une question écrite par Upsilar, au format Critical Reasoning. Lisez l’argument, choisissez une réponse, puis vérifiez : la correction suit la méthode présentée juste après.
L’argument
In March, the software firm Arventa moved its customer-support team to a four-day workweek. From March to August, the team took on average 15 percent less time to resolve a customer complaint than it had in the same months of the previous year. The firm’s operations director concludes that the four-day workweek has made the support agents more efficient.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : D — les plaintes de mars à août n’étaient pas, en moyenne, plus faciles à résoudre que l’année précédente.
La méthode, appliquée
- Repérer ce que la question demande. On cherche une hypothèse : ce que l’argument tient pour acquis sans le dire, et sans quoi sa conclusion ne tient plus.
- Séparer la conclusion de ses appuis. Le fait : depuis la semaine de quatre jours, une plainte se règle en 15 % de temps en moins. La conclusion : les agents sont plus efficaces. Entre les deux, un saut — des plaintes réglées plus vite ne font pas des agents plus efficaces si les plaintes elles-mêmes étaient plus simples.
- Éliminer, puis vérifier dans le texte. A, C et E sortent du sujet : l’avis des agents, la suite de l’année, les autres entreprises. Restent B et D. Niée, D dit que les plaintes de mars à août étaient plus faciles à résoudre : la baisse du temps de traitement ne prouve plus rien. Réponse D.
Le piège
B, « the only reason » : trop fort. La conclusion n’exige pas que la semaine de quatre jours explique toute la baisse, seulement qu’elle y ait contribué. Niez B — d’autres causes ont joué aussi — et l’argument tient encore.
À retenir
Une hypothèse se reconnaît à sa négation : si, niée, elle fait tomber l’argument, c’est la bonne.
Quelle méthode pour Verbal Reasoning ?
Trois temps, valables pour les deux types de questions.
Repérer ce que la question demande.
Affaiblir, renforcer, trouver l’hypothèse, retrouver un détail : chaque question fixe une tâche précise, et sa formulation compte au mot près, rappelle le GMAC. La lire d’abord, c’est savoir ce que l’on cherche dans le texte.
Séparer la conclusion de ses appuis.
Dans un argument, trouver ce qui est conclu, puis ce qui le soutient : c’est souvent dans l’écart entre les deux que porte la question. Dans un texte, repérer les mots de liaison — however, although, furthermore —, comme le recommande le GMAC : ils disent comment les idées s’enchaînent.
Éliminer, puis vérifier dans le texte.
Écarter les propositions hors sujet, puis confronter celles qui restent au texte, pas à votre mémoire : beaucoup de mauvaises réponses reprennent ses mots sans répondre à la question, prévient le GMAC. Pour une hypothèse, niez la proposition : si l’argument tombe, c’est elle.
Le piège à éviter
Juger si la conclusion est vraie. La question porte sur le raisonnement, pas sur le monde : une proposition plausible, même vraie, peut rester hors sujet. Le GMAC en donne un exemple : si la question porte sur les effets d’un programme sur la santé, son coût ou sa popularité n’y changent rien.
Combien de temps par question en Verbal Reasoning ?
En moyenne, par question
1 min 57 s
45 minutes ÷ 23 questions, d’après les chiffres du GMAC
45 minutes pour 23 questions, soit 1 min 57 s : le budget le plus serré des trois sections, contre 2 min 09 s en Quantitative Reasoning et 2 min 15 s en Data Insights. Il faut lire vite sans lire mal : le GMAC conseille une lecture active, qui trie l’essentiel sans s’arrêter aux détails. Verbal Reasoning (nouvel onglet)
Section inachevée
Section non achevée : le score est diminué à proportion des questions non traitées. Mieux vaut donc garder de quoi répondre aux vingt-trois questions. Structure de l’épreuve (nouvel onglet)
Qu’est-ce que le GMAT ?, dans le guide du GMATComment passer de la compréhension du texte à la preuve de la réponse ?
Un atelier original Upsilar : lisez le passage anglais, puis examinez une idée centrale et une inférence. Les corrections françaises désignent la preuve et la limite de chaque choix.
Ne traduisez pas tout avant de raisonner. Repérez la fonction du passage : quelle question est étudiée, quel résultat apparaît, quelle réserve limite la conclusion ? Les formulations anglaises restent celles de l’exercice ; la correction française sert à rendre le raisonnement explicite.
Original passage
A greenhouse grower installed soil-moisture sensors in half of its growing beds. Workers used the readings to decide when to irrigate those beds, while the remaining beds followed a fixed watering schedule. During the trial, the sensor-guided beds used less water and produced the same weight of harvested leaves per square meter.
The grower viewed this result as encouraging but did not immediately install sensors throughout the greenhouse. The trial had taken place during a mild month, and only one crop had been grown. The grower planned further trials during hotter conditions and with plants whose roots reached different depths. The initial result supported investigating the approach more broadly, rather than assuming that the same savings would occur in every bed.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
B — un résultat encourageant demande d’autres essais avant une généralisation.
La méthode, appliquée
- Repérer la progression. Le premier paragraphe présente le dispositif et un résultat favorable. Le second explique pourquoi le producteur conserve une réserve.
- Réunir les deux paragraphes. B couvre le bénéfice observé et la décision de tester ailleurs. La dernière phrase confirme explicitement cette prudence.
- Écarter les excès. A contredit la production inchangée et ajoute always. C déclare impossible une méthode utilisée dans le témoin. D invente un résultat en chaleur qui n’a pas encore été testé. E transforme une seule culture en toutes les cultures.
À retenir
Une idée centrale doit couvrir le résultat et la réserve, sans effacer l’un des deux.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
C — le résultat ne suffit pas à conclure pour des conditions plus chaudes.
La méthode, appliquée
- Retrouver la limite. Le passage dit que le mois était doux et annonce de futurs essais dans des conditions plus chaudes.
- Limiter l’inférence. C constate ce qui n’a pas été établi. Il ne prédit ni réussite ni échec lors de ces prochains essais.
- Éliminer l’information absente. A concerne une variation de racines encore à tester ; B ajoute une suppression de travail ; D contredit la production inchangée ; E compare des coûts non fournis.
Le piège
Une inférence prudente peut porter sur une limite de preuve ; elle n’a pas à annoncer un résultat futur.
À retenir
Reliez la conclusion au périmètre réellement observé : période, population et conditions.
Original argument
A cafeteria surveyed people who already buy lunch there. Most respondents said they would choose a new vegetarian dish if it were offered. The manager therefore predicts that adding the dish will increase the total number of lunches sold each week.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
C — le choix du nouveau plat remplacerait des achats existants.
La méthode, appliquée
- Nommer la conclusion. Le manager prédit une hausse du nombre total de repas, pas seulement des ventes du nouveau plat.
- Repérer le passage fragile. L’enquête décrit une préférence chez des acheteurs actuels. Elle ne distingue pas un remplacement d’un achat supplémentaire.
- Mesurer l’effet de C. C précise qu’il s’agit de remplacement sans jours supplémentaires. Cela affaiblit le lien avec le volume total. A et E portent sur la faisabilité, B répète une préférence et D donne un historique sans effet sur cette distinction.
Le piège
Affaiblir la prévision ne prouve pas qu’aucun nouveau client ne viendra ; cela montre que l’enquête citée la soutient mal.
À retenir
Gardez la grandeur de la conclusion visible : nouveau produit vendu et total des ventes sont deux questions différentes.
Pour approfondir idée centrale, détail et inférence : Reading Comprehension au GMAT : cartographier un passage et justifier ses réponses
Pour comparer les effets opposés de deux informations sur un même argument : Critical Reasoning au GMAT : renforcer ou affaiblir un argument
Questions fréquentes sur Verbal Reasoning
La section Verbal Reasoning est-elle un test d’anglais ?
Non, d’après le GMAC : elle n’est pas conçue pour évaluer votre niveau d’anglais, mais votre raisonnement sur une information écrite en anglais. Il prévient que cette confusion fait sous-estimer l’entraînement nécessaire, aux anglophones natifs en particulier.
Les deux types de questions sont-ils séparés ?
Non. Les questions de Critical Reasoning et de Reading Comprehension sont mêlées tout au long de la section, d’après le GMAC ; toutes proposent cinq réponses.
La section Verbal Reasoning est-elle adaptative ?
Oui : d’après le GMAC, la difficulté des questions augmente à chaque bonne réponse. Votre note tient compte du nombre de questions traitées, de la justesse des réponses et de la difficulté des questions.
Peut-on revenir sur une réponse ?
Oui, dans chaque section : vous pouvez marquer autant de questions que vous le voulez pour y revenir, et modifier jusqu’à trois réponses, d’après le GMAC.