Que mesure le Raisonnement et argumentation ?
Des capacités de raisonnement et de jugement, face à des situations de la vie quotidienne ou à des opinions défendues dans les médias : c’est ce qu’évalue la sous-épreuve, d’après la FNEGE. Elle ne demande pas de connaissances approfondies des principes de la logique formelle ; elle fait plutôt appel à la logique naturelle, qui s’exprime dans un raisonnement comme dans un jugement. Les sous-tests (nouvel onglet)
La FNEGE la compte parmi les deux épreuves du raisonnement logique, qui testent, écrit-elle, les capacités de raisonnement inférentiel, inductif et déductif. Présentation générale (nouvel onglet)
Dans le score
Avec la Logique, le Raisonnement et argumentation forme le domaine Raisonnement logique : 30 questions, noté sur 60. Le score sur 600 est la moyenne des trois domaines, multipliée par dix. Comprendre son score (nouvel onglet)
Le calcul du score, dans le guide du Tage MageComment se présentent les questions de Raisonnement et argumentation ?
Quinze questions en vingt minutes, chacune avec cinq propositions dont une seule est correcte. Comprendre son score (nouvel onglet)
Chaque question présente une situation-problème, dans un contexte tantôt très explicite, tantôt flou, précise la FNEGE. Dans le premier cas, un raisonnement déductif ou inductif classique mène à une solution unique ; dans le second, il faut choisir parmi les cinq propositions celle qui convient le mieux — une prise de décision proche de la vie quotidienne. Les sous-tests (nouvel onglet)
La situation tient dans un petit paragraphe, que suit une question. Le livret du candidat de la FNEGE en donne des consignes types : vers quelle conclusion tend ce développement, quel argument soutient le mieux la conclusion, quelle est la meilleure illustration de cette réflexion. Livret du candidat (nouvel onglet)
- Une situationde la vie quotidienne, ou une opinion défendue dans les médias
- Un contextetrès explicite, ou flou
- Une questionce qu’on en conclut, ou ce qu’on en juge
- Cinq propositionsune seule est correcte
Raisonnement et argumentation ou Logique ?
Raisonnement et argumentation
Juger un raisonnement.
Des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias : la FNEGE y évalue le raisonnement et le jugement.
Logique
Trouver le critère commun.
Des données numériques ou spatiales, sans difficulté de mathématique, d’après la FNEGE : extraire ce qu’elles partagent, écarter ce qui les distingue.
La fiche LogiqueUn exemple de question de Raisonnement et argumentation, corrigé
Une question écrite par Upsilar, sur le modèle que décrit la FNEGE : une opinion défendue dans les médias, cinq propositions. Lisez le texte, choisissez une réponse, puis vérifiez : la correction suit la méthode présentée juste après.
Le texte
En janvier, la ville a rendu gratuites les navettes qui desservent son centre. Depuis, leur fréquentation a doublé ; pourtant, la pollution de l’air mesurée dans le centre n’a pas baissé. Un chroniqueur local en conclut que la gratuité n’a pas réduit la circulation automobile dans le centre.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : C — une autre cause peut expliquer que l’air ne se soit pas amélioré.
La méthode, appliquée
- Lire la question d’abord. On cherche ce qui affaiblit le raisonnement du chroniqueur : ni ce qui plaide pour ou contre la gratuité, ni ce qui serait vrai par ailleurs.
- Distinguer faits, hypothèses et conclusion. Deux faits : la fréquentation a doublé, la pollution n’a pas baissé. Une conclusion : la gratuité n’a pas réduit la circulation automobile. Entre les deux, une hypothèse tue : depuis janvier, rien d’autre n’a dégradé la qualité de l’air.
- Confronter chaque proposition au raisonnement. C attaque cette hypothèse : le chantier peut masquer un recul des voitures. B et E vont dans le sens du chroniqueur ; A et D parlent du coût et de la satisfaction, pas de la circulation. Réponse C.
Le piège
D : la satisfaction des usagers plaide pour la gratuité, pas contre le raisonnement. Elle ne dit rien de la circulation automobile, dont parle la conclusion.
À retenir
Affaiblir un raisonnement, c’est viser le lien entre les faits et la conclusion — souvent une hypothèse que le texte ne dit pas.
Quelle méthode en Raisonnement et argumentation ?
Trois temps, dans cet ordre, à chaque question : la méthode que suit le programme Upsilar pour le Raisonnement et argumentation.
Lire la question avant le texte.
Savoir ce que l’on cherche — ce qui découle du texte, ce qu’il suppose, ce qui l’affaiblit — oriente la lecture : on ne lit pas de la même façon pour conclure et pour objecter.
Distinguer les faits, les hypothèses et la conclusion.
Les faits sont donnés ; la conclusion est ce que l’auteur en tire ; les hypothèses, souvent tues, font le lien. Une conclusion qui va plus loin que ses faits repose sur une hypothèse : c’est elle qu’il faut trouver pour juger le raisonnement.
Confronter chaque proposition au raisonnement, pas à son opinion.
Une proposition vraie dans la vie, ou qui reprend les mots du texte, n’est pas pour autant la réponse. Écarter celles qui parlent d’autre chose, puis vérifier la dernière contre la question posée.
Pour appliquer cette méthode, commencez par traduire la consigne en une action. Les repères suivants sont ceux d’Upsilar pour lire une question ; ils ne décrivent pas une répartition officielle des questions. Un même paragraphe demanderait une réponse différente si sa consigne changeait.
Le piège à éviter
Juger l’opinion au lieu du raisonnement. Qu’on partage ou non la conclusion de l’auteur, la question porte sur ce que son texte établit : un argument contre sa thèse n’affaiblit pas forcément son raisonnement, et une affirmation vraie n’en découle pas pour autant.
- ConclureRetenir ce que les informations permettent d’établir, sans ajouter une cause ou une certitude que le paragraphe ne donne pas.
- SoutenirChercher une information qui rend plus solide le passage des faits à la conclusion, et pas seulement une phrase favorable au sujet.
- AffaiblirMontrer une autre explication ou une faiblesse dans ce passage. Dans l’exemple, le chantier peut expliquer la pollution même si la circulation a baissé.
- IllustrerRetrouver la même relation entre les idées dans une autre situation. Partager un thème ou un vocabulaire ne suffit pas.
Comment distinguer conclure, renforcer et affaiblir ?
Trois exercices originaux écrits par Upsilar pour comparer trois tâches. Ils entraînent la lecture de la consigne et du lien logique ; ils ne constituent ni des questions officielles ni un inventaire des formats du sous-test.
La situation
Dans une association, tous les dossiers validés contiennent une attestation signée. Le dossier déposé par Maël ne contient aucune attestation signée. Aucune autre information sur ce dossier n’est disponible.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : C — le dossier ne possède pas une condition nécessaire à sa validation.
La méthode, appliquée
- Relever le sens de la règle. Un dossier validé possède une attestation signée. Si le dossier de Maël était validé, il devrait donc en contenir une, ce que le texte exclut. Il n’est pas validé : C est nécessaire.
- Écarter les conclusions ajoutées. A annonce un refus définitif, alors qu’une régularisation future reste possible. B invente une interdiction de candidature. E affirme qu’aucune autre pièce ne manque, ce que le texte ne dit pas.
- Ne pas retourner la règle. D transforme une condition nécessaire en condition suffisante : posséder l’attestation ne garantit pas la validation. Le texte n’exclut pas que d’autres pièces ou conditions soient requises.
Le piège
Une conclusion nécessaire ne doit ajouter ni décision future, ni information administrative, même si cette information paraît plausible.
À retenir
Pour conclure, retenez seulement ce que les faits imposent ; une condition nécessaire ne suffit pas forcément à valider le dossier.
Le projet
Dans un atelier associatif, les rendez-vous de réparation sont réservés plusieurs semaines à l’avance. Plusieurs personnes ne viennent pas au créneau réservé. La responsable propose d’envoyer un SMS de rappel la veille : elle pense que ce message réduira le nombre d’absences.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : B — le rappel vise une cause fréquente des absences par un canal consulté.
La méthode, appliquée
- Identifier le lien à soutenir. La conclusion concerne une réduction des absences grâce au SMS. Pour la renforcer, il faut montrer que le message peut agir sur une cause de ces absences.
- Relier le moyen au problème. B établit à la fois une cause fréquente, l’oubli, et la possibilité que le rappel soit lu. Cette information rend le projet plus convaincant, sans garantir que tous les destinataires viendront.
- Rejeter les autres propositions. A décrit la satisfaction des présents, sans expliquer les absences. C et E concernent le matériel et les locaux. D indique au contraire une cause sur laquelle un simple rappel n’agit pas : l’empêchement déjà connu.
Le piège
Une information favorable à l’atelier n’est pas forcément favorable au mécanisme proposé. La satisfaction des présents ne montre pas qu’un SMS fera venir les absents.
À retenir
Renforcer consiste à rendre plus solide le passage entre le moyen proposé et le résultat attendu, sans devoir en apporter une preuve absolue.
L’explication avancée
Un atelier de fabrication a introduit une nouvelle liste de vérifications au début du mois. Le taux d’erreurs a diminué pendant ce mois. Le responsable affirme que cette baisse est due à la nouvelle liste.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : D — une autre modification commune peut expliquer la baisse observée.
La méthode, appliquée
- Isoler l’inférence causale. Le responsable observe une baisse après l’introduction de la liste et lui attribue cette baisse. Il ne suffit pourtant pas que deux événements se suivent pour identifier la cause.
- Comparer les explications. D apporte un changement concurrent, le nouvel appareil, et des ateliers comparables où la baisse apparaît sans la liste. Cela affaiblit l’attribution à la liste, sans démontrer qu’elle n’a aucun effet.
- Écarter les distracteurs. A rend l’utilité de la liste plausible, mais ne l’affaiblit pas. B laisse la conclusion possible. C ne contredit pas une baisse : réduire n’est pas supprimer. E décrit un support matériel sans lien établi avec le taux d’erreurs.
Le piège
Des erreurs résiduelles ne réfutent pas une diminution. Le point faible se trouve ici dans l’attribution de la baisse à une seule cause.
À retenir
Affaiblir une explication causale peut consister à montrer une autre cause compatible avec les faits, sans prouver la conclusion inverse.
Après la correction, reformulez les trois tâches avec vos propres mots. Dans le premier exercice, aucune information nouvelle n’est autorisée pour conclure. Dans les deux suivants, une nouvelle information est proposée et l’on examine son effet sur un raisonnement. Confondre ces contrats de lecture fait choisir un distracteur pourtant plausible.
Combien de temps par question en Raisonnement et argumentation ?
En moyenne, par question
1 min 20 s
20 minutes ÷ 15 questions, d’après les chiffres de la FNEGE
Une moyenne, pas une règle : une conclusion se vérifie parfois en une lecture, une situation floue demande de peser les cinq propositions. La FNEGE conseille de lire chaque question dans son intégralité et, si l’on ne sait pas répondre, de passer à la suivante. Conseils (nouvel onglet)
Erreurs et cases vides
Aucune pénalité : une réponse fausse et une case vide coûtent la même chose. Si le temps manque, cochez parmi les propositions que vous n’avez pas écartées. Comprendre son score (nouvel onglet)
Barème du Tage Mage : faut-il répondre à tout ?Quelles notions revoir en Raisonnement et argumentation ?
La FNEGE n’y exige pas de connaissances approfondies en logique formelle : la sous-épreuve fait plutôt appel à la logique naturelle. Le programme Upsilar du Raisonnement et argumentation compte 7 chapitres, 16 thèmes et 121 notions, de la lecture de la consigne à la gestion du temps. Les sous-tests (nouvel onglet)
Chapitre 1 · 20 notions
Périmètre officiel et lecture de la tâche
- Format et objet de mesure
- Frontières avec les autres sous-tests
- Décodage de la consigne
Chapitre 2 · 16 notions
Anatomie et reconstruction d’un argument
- Fonctions des énoncés
- Reconstruction opérationnelle
Chapitre 3 · 21 notions
Déduction, implication et syllogisme simple
- Raisonnement conditionnel
- Quantificateurs et catégories verbales
Chapitre 4 · 15 notions
Induction, causalité, analogie et explication
- Généralisation inductive
- Inférence causale
- Raisonnements comparatif et explicatif
Chapitre 5 · 10 notions
Formats de questions argumentatives
- Modifier ou compléter un argument
- Faire correspondre un raisonnement
Chapitre 6 · 25 notions
Problèmes de situation et prise de décision
- Ordres, placements et affectations
- Cas discrets et décisions sous contrainte
Chapitre 7 · 14 notions
Erreurs de raisonnement et stratégie temporelle
- Sophismes informels complémentaires
- Procédure sous contrainte de temps
Relevé dans le programme Upsilar le 27 septembre 2026.
Questions fréquentes sur le Raisonnement et argumentation
Affaiblir un raisonnement signifie-t-il prouver que sa conclusion est fausse ?
Non. Dans l’exemple des navettes, le chantier ne prouve pas que le trafic a baissé ; il montre que la pollution peut avoir une autre cause. Le lien utilisé par le chroniqueur devient moins convaincant, même si sa conclusion pouvait par ailleurs être vraie.
Pourquoi une proposition vraie peut-elle être un distracteur ?
La question ne demande pas de choisir une vérité générale. Elle demande une conclusion, un soutien, une objection ou une illustration précise. Une information sur le coût des navettes, par exemple, ne tranche pas le lien entre la pollution et la circulation discuté dans le paragraphe.
Faut-il avoir étudié la logique formelle ?
Pas de manière approfondie. D’après la FNEGE, la sous-épreuve ne nécessite pas de connaissances approfondies des principes fondamentaux de la logique formelle : elle fait plutôt appel à la logique naturelle.
Y a-t-il toujours une seule bonne réponse ?
Une seule des cinq propositions est correcte, comme à chaque question du test. La FNEGE distingue toutefois deux cas : dans un contexte très explicite, un raisonnement déductif ou inductif classique mène à une solution unique ; dans un contexte flou, il faut choisir la proposition qui convient le mieux.
Combien de questions, et en combien de temps ?
Quinze questions à cinq propositions, en vingt minutes : 1 min 20 s par question en moyenne. Le Raisonnement et argumentation est la troisième des six sous-épreuves.
Quelle différence avec la Logique ?
Les deux forment le domaine Raisonnement logique, mais ne travaillent pas sur les mêmes données, d’après la FNEGE. Le Raisonnement et argumentation porte sur des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias ; la Logique, sur des données numériques ou spatiales dont il faut extraire le critère commun. La fiche Logique