Que mesure la Logique au Tage Mage ?
Une logique catégorielle : regrouper des informations selon un critère commun. D’après la FNEGE, le candidat doit, face à un ensemble d’informations, extraire leur critère commun et exclure ceux qui les différencient. Les données sont numériques ou spatiales. Les sous-tests (nouvel onglet)
Comme les Conditions minimales, la sous-épreuve fait appel à l’extraction des informations pertinentes et à l’inhibition des autres ; mais elle ne présente, précise la FNEGE, aucune difficulté de mathématique. Elle mesure la capacité à extraire un ou plusieurs paramètres communs dans une ou plusieurs séries d’informations. Les sous-tests (nouvel onglet)
Dans le score
Avec le Raisonnement et argumentation, la Logique forme le domaine Raisonnement logique : 30 questions, noté sur 60. Le score sur 600 est la moyenne des trois domaines, multipliée par dix. Comprendre son score (nouvel onglet)
Le calcul du score, dans le guide du Tage MageComment se présentent les questions de Logique ?
Quinze questions en vingt minutes, chacune avec cinq propositions dont une seule est correcte. Comprendre son score (nouvel onglet)
Deux sortes de données, telles que les décrit la FNEGE.
L’exemple de la page
Catégories numériques
Une intersection de nombres : extraire le paramètre commun à deux séries de nombres.
Type 2
Catégories spatiales
Des données spatiales, qui ne demandent que des connaissances géométriques et arithmétiques très élémentaires ; la difficulté tient au nombre de paramètres à extraire.
Le livret du candidat de la FNEGE en montre les formes : deux séries de nombres, ou de lettres, l’une verticale et l’autre horizontale, dont on cherche l’élément commun ; et trois cases graphiques, dont on déduit la quatrième. Livret du candidat (nouvel onglet)
L’exemple principal de cette page est numérique. Les exercices supplémentaires proposent aussi de petites suites de symboles, accompagnées de descriptions en mots. Ces créations Upsilar isolent des paramètres pour s’entraîner ; elles ne reproduisent pas toute la présentation ni la diversité des cases graphiques officielles.
Logique ou Raisonnement et argumentation ?
Logique
Trouver le critère commun.
Des données numériques ou spatiales, sans difficulté de mathématique, d’après la FNEGE : extraire ce qu’elles partagent, écarter ce qui les distingue.
Raisonnement et argumentation
Juger un raisonnement.
Des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias : la FNEGE y évalue le raisonnement et le jugement.
La fiche Raisonnement et argumentationUn exemple de question de Logique, corrigé
Une question écrite par Upsilar, sur le modèle des catégories numériques : deux séries de nombres, et le nombre qui appartiendrait aux deux. Choisissez une réponse, puis vérifiez : la correction suit la méthode présentée juste après.
Les deux séries
Première série : 84 · 161 · 98 · 112
Seconde série : 37 · 118 · 55 · 82
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : C — 217, multiple de 7 dont les chiffres font 10.
La méthode, appliquée
- Un critère par série. Première série : 84 = 12 × 7, 161 = 23 × 7, 98 = 14 × 7, 112 = 16 × 7 — des multiples de 7. Seconde série : 3 + 7, 1 + 1 + 8, 5 + 5, 8 + 2 — la somme des chiffres vaut toujours 10.
- Vérifier sur toutes les données. Chaque règle tient pour les quatre nombres de sa série. La parité et le nombre de chiffres, eux, changent d’un nombre à l’autre dans les deux séries : ce ne sont pas des critères.
- Tester les deux critères. Somme des chiffres : 203 donne 5 et 125 donne 8, écartés. Restent 73, 217 et 163, dont seul 217 = 31 × 7 est un multiple de 7. Réponse C.
Le piège
A, 203 : un multiple de 7 (29 × 7), qui a bien sa place dans la première série. Mais ses chiffres font 5, pas 10 : il manque la seconde.
À retenir
La réponse vérifie les deux critères : testez chaque proposition sur l’un, puis sur l’autre.
Quelle méthode pour la Logique ?
Trois temps, dans cet ordre, à chaque question : la méthode que suit le programme Upsilar pour la Logique.
Chercher le critère de chaque série, séparément.
Parité, divisibilité, somme des chiffres, forme, nombre, orientation : on cherche sur deux ou trois éléments ce qu’ils partagent, sans regarder encore les propositions.
Vérifier la règle sur toutes les données concernées.
Une règle qui vaut pour trois éléments sur quatre n’est pas la bonne. L’éprouver sur chacun écarte les coïncidences. C’est l’inhibition dont parle la FNEGE : exclure les critères qui ne valent que pour certains.
Tester chaque proposition sur les deux critères.
La réponse satisfait les deux : une proposition qui n’en satisfait qu’un est un leurre. Écarter d’abord par le critère le plus rapide à tester, puis vérifier le second sur ce qui reste.
Le piège à éviter
S’arrêter à la première règle qui marche. Une propriété repérée sur deux éléments paraît évidente ; si elle ne tient pas pour tous, ce n’est qu’une coïncidence. Et une proposition qui n’appartient qu’à l’une des deux séries n’est pas à leur intersection.
- A : un critère203 est divisible par 7, mais la somme de ses chiffres vaut 5. Cette proposition vérifie seulement la première règle.
- B et E : l’autre critère73 et 163 ont une somme de chiffres égale à 10, mais ne sont pas des multiples de 7. Vérifier la seconde règle seule ne suffit donc pas.
- D : aucun des deux125 n’est pas un multiple de 7 et la somme de ses chiffres vaut 8. Un distracteur ne satisfait pas nécessairement une partie de la règle.
- C : l’intersection217 = 31 × 7 et 2 + 1 + 7 = 10. Les deux contrôles sont nécessaires pour justifier la réponse, même lorsqu’elle semble évidente.
Pour travailler les figures, la démarche proposée par Upsilar est d’isoler les paramètres avant de chercher une transformation : nombre d’éléments, forme, position, orientation, remplissage. Énoncez votre hypothèse, vérifiez-la sur chaque case puis sur la proposition retenue. Ce sont des pistes d’observation ; aucune liste de motifs mémorisés ne dispense de ce contrôle.
Comment passer des nombres aux paramètres visuels ?
Cette progression originale Upsilar commence par deux critères numériques, poursuit avec une orientation, puis combine orientation et nombre de symboles. Chaque case et chaque choix sont décrits en mots ; les symboles ne sont pas nécessaires pour comprendre l’exercice. Ces petits exemples ne couvrent pas tout le format officiel.
Les catégories
Première catégorie : 30 · 41 · 63 · 96. Sa règle porte sur l’écart entre le chiffre des dizaines et celui des unités.
Seconde catégorie : 29 · 56 · 83 · 92. Sa règle porte sur la somme des deux chiffres.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : C — 74, car 7 − 4 = 3 et 7 + 4 = 11.
La méthode, appliquée
- Énoncer le premier critère. Dans la première catégorie, le chiffre des dizaines dépasse celui des unités de 3 : 3 − 0, 4 − 1, 6 − 3 et 9 − 6 valent tous 3.
- Énoncer le second critère. Dans la seconde catégorie, les deux chiffres ont pour somme 11 : 2 + 9, 5 + 6, 8 + 3 et 9 + 2. Pour 74, les deux critères sont satisfaits.
- Rejeter chaque distracteur. A, 63, et E, 41, respectent l’écart de 3 mais leurs sommes valent 9 et 5. B, 56, et D, 92, ont une somme de 11 mais les différences dizaines moins unités valent −1 et 7. C est donc la seule intersection parmi les choix.
Le piège
Reconnaître un nombre déjà présent dans une catégorie ne démontre pas qu’il appartient aussi à l’autre.
À retenir
Formulez deux critères séparés, vérifiez chacun sur toutes ses données, puis contrôlez les deux sur la réponse.
Trois cases successives
Case 1 : ↑ — une flèche orientée vers le haut.
Case 2 : → — une flèche orientée vers la droite.
Case 3 : ↓ — une flèche orientée vers le bas.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : D — la flèche suivante est orientée vers la gauche.
La méthode, appliquée
- Identifier le paramètre variable. Le nombre de flèches reste égal à un ; leur forme reste une flèche. Le seul paramètre qui change est l’orientation.
- Vérifier le sens du déplacement. De haut à droite, puis de droite à bas, la rotation est chaque fois d’un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre. En poursuivant depuis le bas, on obtient la gauche.
- Contrôler les autres choix. A sauterait une étape pour revenir en haut. B introduirait une orientation diagonale, incompatible avec les quarts de tour. C reviendrait à droite, dans le sens inverse. E ne ferait aucune rotation. Seul D conserve la transformation annoncée.
Le piège
Regarder seulement la dernière case peut faire hésiter entre plusieurs rotations. Les deux transitions précédentes fixent ici le sens du quart de tour.
À retenir
Nommez le paramètre qui change, puis décrivez précisément sa transformation avant de choisir une figure.
Une flèche et des disques
Case 1 : ↑ ● — une flèche vers le haut, puis un disque plein.
Case 2 : → ● ● — une flèche vers la droite, puis deux disques pleins.
Case 3 : ↓ ● — une flèche vers le bas, puis un disque plein.
La flèche tourne chaque fois du même quart de tour. Le nombre de disques alterne selon un cycle de deux cases.
Choisissez une réponse.
La correction, pas à pas
Bonne réponse : C — une flèche vers la gauche et deux disques pleins.
La méthode, appliquée
- Suivre l’orientation seule. Haut, droite, bas : le quart de tour est horaire. La quatrième flèche pointe donc vers la gauche. À ce stade, A, C et E restent possibles.
- Suivre la quantité seule. Un disque, deux disques, un disque : l’alternance annoncée impose deux disques à la quatrième case. Parmi A, C et E, seule C conserve cette quantité.
- Expliquer tous les rejets. A conserve la bonne orientation mais répète un seul disque. E conserve aussi l’orientation mais invente une progression vers trois disques. B et D ont deux disques, mais une orientation incorrecte. La bonne réponse doit satisfaire les deux règles, pas seulement celle remarquée en premier.
Le piège
Voir correctement la rotation peut conduire à choisir A ou E trop vite. Le second paramètre est une contrainte indépendante, pas une décoration.
À retenir
Avec plusieurs paramètres, faites un suivi distinct pour chacun, puis croisez les contraintes au moment de vérifier les propositions.
Pour poursuivre, cachez les choix et annoncez d’abord les caractéristiques attendues de la prochaine case. Une réponse anticipée comme « gauche, deux disques » se contrôle plus facilement qu’une impression visuelle globale. Dans des séries plus complexes, cette décomposition reste une méthode de recherche ; elle ne garantit pas que les seules règles présentes seront une rotation ou une alternance.
Combien de temps par question en Logique ?
En moyenne, par question
1 min 20 s
20 minutes ÷ 15 questions, d’après les chiffres de la FNEGE
Une moyenne, pas une règle : un critère se voit parfois au premier coup d’œil, d’autres fois il faut en essayer plusieurs. La FNEGE conseille de gérer son temps et, si l’on ne sait pas répondre, de passer à la question suivante plutôt que de s’y enliser. Conseils (nouvel onglet)
Erreurs et cases vides
Aucune pénalité : une réponse fausse et une case vide coûtent la même chose. Passer une question n’oblige pas à laisser sa case vide. Comprendre son score (nouvel onglet)
Barème du Tage Mage : faut-il répondre à tout ?Quelles notions revoir pour la Logique ?
La FNEGE n’y place aucune difficulté de mathématique : l’épreuve mesure la capacité à extraire un ou plusieurs paramètres communs. Le programme Upsilar de la Logique compte 6 chapitres, 10 thèmes et 129 notions, des intersections de nombres aux séries graphiques. Les sous-tests (nouvel onglet)
Chapitre 1 · 10 notions
Cadre officiel et frontières du sous-test
- Format 2026
Chapitre 2 · 17 notions
Extraction et inhibition des paramètres
- Décomposition contrôlée
Chapitre 3 · 33 notions
Intersections et séries numériques
- Propriétés catégorielles des nombres
- Relations internes aux termes
- Évolutions entre termes
Chapitre 4 · 16 notions
Séries alphabétiques
- Alphabet comme système de positions
Chapitre 5 · 45 notions
Séries graphiques et cadres spatiaux
- Décomposition spatiale
- Mouvements et transformations
- Variations et combinaisons de paramètres
Chapitre 6 · 8 notions
Stratégie et automatisation
- Protocole sous contrainte de temps
Relevé dans le programme Upsilar le 27 septembre 2026.
Questions fréquentes sur la Logique
Faut-il apprendre des suites par cœur ?
Reconnaître des propriétés usuelles donne des pistes, mais ne démontre pas qu’une règle convient à la question. La démarche Upsilar consiste à formuler une hypothèse, la tester sur toutes les données, puis vérifier la réponse contre chaque critère retenu.
Que faire si plusieurs règles me semblent possibles ?
Énoncez chacune précisément et cherchez un élément qui la contredit. Ne retenez pas une règle seulement parce qu’elle conduit à une proposition disponible. Vérifiez toutes les données et l’ensemble des contraintes ; si votre hypothèse ne départage pas les réponses, poursuivez l’analyse au lieu de choisir arbitrairement.
Faut-il être bon en mathématiques ?
Non. D’après la FNEGE, l’épreuve ne présente aucune difficulté de mathématique : les données spatiales ne demandent que des connaissances géométriques et arithmétiques très élémentaires. La difficulté tient au nombre de paramètres à extraire.
Les questions sont-elles toutes numériques ?
Non. La FNEGE décrit des données numériques et spatiales ; son livret du candidat montre des séries de nombres, des séries de lettres et des cases graphiques. Cette page propose des exemples numériques et de petites suites visuelles originales, dont chaque symbole est décrit en mots ; elles ne couvrent pas tout le format officiel.
Combien de questions, et en combien de temps ?
Quinze questions à cinq propositions, en vingt minutes : 1 min 20 s par question en moyenne. La Logique est la sixième des six sous-épreuves : elle clôt deux heures de test, sans pause.
Quelle différence avec le Raisonnement et argumentation ?
Les deux forment le domaine Raisonnement logique, mais ne travaillent pas sur les mêmes données, d’après la FNEGE. La Logique catégorise des données numériques ou spatiales ; le Raisonnement et argumentation porte sur des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias. La fiche Raisonnement et argumentation